lundi 8 février 2010

Vous avez dit Revolving?

Pas de doute : la télévente, c'est une vie d'artiste. Bientôt 21 ans : offrez-moi un flingue.
Ou un joli cactus.
La sérénité dit-on, c'est savoir où on va, et que le temps, on l'a. On en est où là-dessus, mes tendres et rares visiteurs?
Faites-moi rêver, aller.
Tout est bien.







Etat des non-lieux



Le terme "mise-à-jour" me semble aussi abstrait que la notion de jour elle-même. La vie n'a jamais tant ressemblée qu'aujourd'hui à ce que l'on dit d'elle. Le train des adultes ne sifflent qu'une fois, et je continue, à traîner mes savates gribouillées entre les fantasmagories, ne sachant trop, s'il faut se rire ou admirer ceux qui parviennent à tenir la tête de la locomotive.
Se coucher avant minuit, se lever avant midi, ça c'est innovant.





Je laisse le soin aux mots d'un autre d'exprimer le reste :
" Il y a chez l'homme une sorte de fixatif, c'est-à-dire de sentiment absurde et plus fot que la raison, qui laisse entendre que les enfants qui jouent sont une race de nains, au lieu d'être des ôte-toi de là que je m'y mette.
Vivre est une chute horizontale.
Sans ce fixatif une vie parfaitement et continuellement consciente de sa vitesse deviendrait intolérable. Il permet au condamné à mort de dormir.
Ce fixatif me manque. c'est, je crois, une glande malade. La médecine prend cette infirmité pour un excès de conscience, pour un avantage intellectuel.
Tout me prouve chez les autres le fonctionnement de ce fixatif ridicule, aussi indispensable que l'habitude qui nous dissimule chaque jour l'épouvante d'avoir à se lever, à se raser, à s'habiller, à manger. Ne serait-ce que l'album de photographie, un des instincts les lus cocasses de faire d'une dégringolade une suite de monuments solennels.
L'opium m'apportait ce fixatif. Sans l'opium, les projets : mariages, voyages, me paraissent aussi fou que si quelqu'un qui tombe par la fenêtre souhaiter se lier avec les occupants des chambres devant lesquels il passe."

- Opium, Jean Cocteau





jeudi 28 janvier 2010

Big up!





Si vous n'y avez pas encore touché c'est le moment de devenir accro : "petit" jeu flash d'aventure, avec graphisme fait maison, ambiance parfaite, fond musical plus qu'impeccable, petit scénario à en faire frémir le coeur des fossoyeurs à la retraite, c'est THE jeu, tellement THE que toutes les grandes prods se cachent sous la couette pour pianoter ce petit robot chéri.
Le travail graphique est tout simplement grandiose, tout plein de tendresse post-apocalyptique un tantinet Tim Burtonienne du futur.
Bref, vous l'aurez compris, c'est l'article groopie du mois!

http://machinarium.net/ , et que ça saute!



mercredi 27 janvier 2010

sunday always comes too late


Finalement on passe plus de temps à s'excuser qu'à faire les choses.

Aujourd'hui je ne suis pas au travail. Aujourd'hui, je me prends une journée.
C'est drôle de dire ça. Comme si on avait vraiment pas le temps. Comme si la journée, on la prenait vraiment, heures par heures, pour la bouffer tout cru. Comme si y'en avait pas tellement des heures, perdues devant les écrans, les listes de résolutions et les larmes d'amis.

Se scanner chaque jour la face. Prendre le temps à rebours. Figer. S'apercevoir. Le temps file, on en tricote rien.

Ca fait maintenant dix jours. Sortie en grande pompe, comme l'a si bien dit C. Sans remerciements, ni générique de fin.
Ils étaient partis gagnants, avec des soleils plein leur projet, et comme toujours, la promesse d'un plus tard fantasmagorique où ils lèveraient leurs idées au-delà de la surface des mots. M. Clément Cheftel, avec toi quelque fois les débats ne tenaient pas la route, et la bière faisant tu te contredisais sans cesse. Tes scénarios m'ont bien souvent abasourdie. On aurait pu, on aurait du, te coller la caméra à l'épaule, te traîner dans les assos', piquer de quelques critiques tes mots. Et on a ri, et on a bu, et on s'est disputé, et on s'est dit, plus tard. Louis, Louis ou l'avenir en or. Le plus tard, une fois encore. Un jour j'irai avec toi boire un verre, un jour, je t'enregistrerai, jouer du violon. Un jour je parlerai de toi avec F., il rira et me dira combien tu es sa femme. Je rirai aussi, et ça sentira la pizza dedans des boîtes en carton. Un jour je te dirai, quand y'aura le temps, quand y'aura l'occasion, que t'es un putain de soleil sur patte, que t'en jettes mec, et que ton sourire est la star bordelaise incontestée.
Ca fait maintenant dix jours et depuis dix jours, on a tous pris quelques années. Les jeunes et les vieux. Ca s'appelle un coup de la vie, un regret, une larme, ou un accident de la route.
Depuis on a tous pris quelques années. Ils vous ont écrit une chanson. A l'Eglise, ça en j'tait ouais. On a fini sur du Mano Solo. On en a tous chialé, et pour une fois, personne n'a songé à mieux briller. J'ai regardé L. que je ne connais pas bien, elle m'a semblée seule au milieu de tous les siècles. Sous ses pieds le sol était fissuré, et j'avais même pas le courage d'aller colmater les fentes. Même A. m'a serré contre lui. Ca faisait au moins cinq ans.

Je scan chaque jour ma face. Au dos je note, ce qu'aujourd'hui je voulais faire, ce qu'aujourd'hui j'ai fait. Dix jours ou quelques années, et je n'ai toujours rien accomplie.

J'ai pas les mots pour écrire un bel article. C'est à vous de le faire, avec les mots de la vie, avec les heures qui défilent. Qu'on soit fiers les uns des autres. Qu'on rigole comme des rois des valets qu'on était.

Je vous aime tous profondément.







A la mémoire de Chef et Louis,
Avec toute ma gratitude.

lundi 11 janvier 2010

rue des aveugles




En me relisant, sur ces trois dernières années, je m'aperçois qu'il y a eu beaucoup de larmes pour rien, et trop peu pour ceux qui en valaient la peine. Je m'aperçois que j'ai levé la plume bien plus souvent pour mon égo que pour soigner le leur. En me relisant, je m'aperçois que j'ai REELLEMENT été gothique^^(et ça, c'est un choc.).
J'pleure encore beaucoup pour rien, et pour pleins d'autres choses aussi, auxquels pleurer ne changent rien. J'écris encore des phrases trop longues parfois, avec tout plein d'adjectifs et de subordonnées inutiles. Ca m'arrive même de tremper l'oreille dans quelques notes de Metalica et de Nightwish.
J'ai toujours un sacré j'ton avec mon miroir. Et un bel autre avec les responsabilités.
Et ça m'arrive encore bien trop souvent de me cracher à la gueule, de me laisser briser par un mot mal compris, de hurler pour quelques phrases mal pensées, et j'crois bien être toujours amoureuse de Brody Dalle.
Mais j'espère au moins que je vous gonfle un peu moins avec tout ça.

P'têtre bien que c'est une chance d'avoir le cafard aux trousses. Ca m'apprendra à courir vite.

Allez viendez, qu'on secoue nos carcasses à idées, et qu'on ait mieux à faire que tirer des bilans avant l'âge. Jeunesse noire et rouge, bordel faut qu'ça bouge! Et faut arrêter un peu, avec l'autographie là.







Bonne nuit à Scala & Kolacny Brothers! (NDLG-Note de la geek- : le clip est une véritable et authentique merde, prière de se concentrer sur la musique.)